Balade poétique avec Guillaume APOLLINAIRE à l'Orangerie

Publié le 27 Juillet 2016

Balade poétique avec Guillaume APOLLINAIRE à l'Orangerie
Superbe exposition APOLLINAIRE au musée de l'Orangerie !
Balade poétique avec Guillaume APOLLINAIRE à l'Orangerie
Balade aux Tuileries avant la visite au musée
Rodin, Dubuffet et le Grand Palais
Rodin, Dubuffet et le Grand PalaisRodin, Dubuffet et le Grand Palais

Rodin, Dubuffet et le Grand Palais

Passage devant le jeu de Paume où une série d'expos vient de commencerPassage devant le jeu de Paume où une série d'expos vient de commencer
Passage devant le jeu de Paume où une série d'expos vient de commencer

Passage devant le jeu de Paume où une série d'expos vient de commencer

Arrivée devant l'Orangerie !
Arrivée devant l'Orangerie !Arrivée devant l'Orangerie !

Arrivée devant l'Orangerie !

Entrée dans le musée

Mon petit tour habituel à Giverny chez Claude Monet !Mon petit tour habituel à Giverny chez Claude Monet !
Mon petit tour habituel à Giverny chez Claude Monet !

Mon petit tour habituel à Giverny chez Claude Monet !

Entrée de l'expo APOLLINAIRE
Entrée de l'expo APOLLINAIRE

Entrée de l'expo APOLLINAIRE

Pas de photos autorisées , sauf dans la dernière salle consacrée à la collection de Paul Guillaume, grand donateur du musée de l'Orangerie !

Cette dernière salle se situe dans les collections (habituellement) permanentes du musée, consacrée à SOUTINE, qui se retrouve donc actuellement dans les premières salles ...

Vues de la dernière salle de l'exposition
Vues de la dernière salle de l'expositionVues de la dernière salle de l'exposition

Vues de la dernière salle de l'exposition

Photos d'Apollinaire la tête bandée
Photos d'Apollinaire la tête bandéePhotos d'Apollinaire la tête bandée

Photos d'Apollinaire la tête bandée

A gauche, oeuvre de Giorgio DE CHIRICO "Portrait de Paul Guillaume", janvier-mai 1915, musée des Beaux-Arts de Grenoble, don du docteur Barnes en 1935 (ancienne collection Paul Guillaume jusqu'en 1926)A gauche, oeuvre de Giorgio DE CHIRICO "Portrait de Paul Guillaume", janvier-mai 1915, musée des Beaux-Arts de Grenoble, don du docteur Barnes en 1935 (ancienne collection Paul Guillaume jusqu'en 1926)A gauche, oeuvre de Giorgio DE CHIRICO "Portrait de Paul Guillaume", janvier-mai 1915, musée des Beaux-Arts de Grenoble, don du docteur Barnes en 1935 (ancienne collection Paul Guillaume jusqu'en 1926)

A gauche, oeuvre de Giorgio DE CHIRICO "Portrait de Paul Guillaume", janvier-mai 1915, musée des Beaux-Arts de Grenoble, don du docteur Barnes en 1935 (ancienne collection Paul Guillaume jusqu'en 1926)

En haut de gauche à droite, André Derain "Le don" 1913 du Kunsthalle Bremen et Natalia Gontcharova "La lampe électrique" 1913, du centre Pompidou; ci-dessus, Giorgio De Chirico "La révolte du sage" 1916, Londres, collection EstorickEn haut de gauche à droite, André Derain "Le don" 1913 du Kunsthalle Bremen et Natalia Gontcharova "La lampe électrique" 1913, du centre Pompidou; ci-dessus, Giorgio De Chirico "La révolte du sage" 1916, Londres, collection Estorick
En haut de gauche à droite, André Derain "Le don" 1913 du Kunsthalle Bremen et Natalia Gontcharova "La lampe électrique" 1913, du centre Pompidou; ci-dessus, Giorgio De Chirico "La révolte du sage" 1916, Londres, collection Estorick

En haut de gauche à droite, André Derain "Le don" 1913 du Kunsthalle Bremen et Natalia Gontcharova "La lampe électrique" 1913, du centre Pompidou; ci-dessus, Giorgio De Chirico "La révolte du sage" 1916, Londres, collection Estorick

Et puis ce trio magnifique !

Un Picasso et deux Matisse

Vue de l'expo Apollinaire

Vue de l'expo Apollinaire

De gauche à droite Picasso "Nu sur fond rouge" 1905-1906 du musée de l'Orangerie, Henri Matisse "La femme au divan" 1917, collection particulière" et "Les trois soeurs" 1916-17 également de l'OrangerieDe gauche à droite Picasso "Nu sur fond rouge" 1905-1906 du musée de l'Orangerie, Henri Matisse "La femme au divan" 1917, collection particulière" et "Les trois soeurs" 1916-17 également de l'OrangerieDe gauche à droite Picasso "Nu sur fond rouge" 1905-1906 du musée de l'Orangerie, Henri Matisse "La femme au divan" 1917, collection particulière" et "Les trois soeurs" 1916-17 également de l'Orangerie

De gauche à droite Picasso "Nu sur fond rouge" 1905-1906 du musée de l'Orangerie, Henri Matisse "La femme au divan" 1917, collection particulière" et "Les trois soeurs" 1916-17 également de l'Orangerie

Le Picasso et "Les trois soeurs" de Matisse font parties de l'ancienne collection Paul Guillaume.

La toile "Les Trois soeurs" est très proche des "Deux soeurs" qui figure à l'exposition de 1918 pour laquelle Guillaume Apollinaire écrit dans la préface du catalogue :

"Tout tableau, tout dessin d'Henri Matisse possède une vertu qu'on ne peut toujours définir, mais qui est une force véritable. Et c'est la force de l'artiste de ne point la contrarier, de la laisser agir."

L'une des superbes découvertes de cette exposition !

L'une des superbes découvertes de cette exposition !

Retour sur cette expo très détaillée, beaucoup de documents sur Apollinaire

Des chefs d’œuvre qui ont appartenu au poète et/ou à ses amis ...

avec ces quelques vues des salles trouvées sur le web.

Vues des salles
Vues des salles
Vues des salles

Vues des salles

Première salle "J’EMERVEILLE"

Ce magnifique "Oiseau bleu" de Jean Metzinger, 1913, du MAMVP.

Balade poétique avec Guillaume APOLLINAIRE à l'Orangerie
Panneau dans les salles du Centre Pompidou
Panneau dans les salles du Centre Pompidou
Salle suivante "UN HOMME EPOQUE"

Le fameux tableau de Marie Laurencin "Apollinaire et ses amis, dit aussi Une réunion à la campagne", 1909 du centre Pompidou

Y sont représentés, de gauche à droite, la collectionneuse Gertrude Stein, la muse de Picasso, Fernande Olivier,  Apollinaire au centre, Picasso, la poétesse Marguerite Gillot, le poète Maurice Cremnitz et Marie Laurencin elle-même au piano

Y sont représentés, de gauche à droite, la collectionneuse Gertrude Stein, la muse de Picasso, Fernande Olivier, Apollinaire au centre, Picasso, la poétesse Marguerite Gillot, le poète Maurice Cremnitz et Marie Laurencin elle-même au piano

Et aussi le "Portrait (prémonitoire) de Guillaume Apollinaire", avril–juin 1914 par Giorgio De Chirico !

Balade poétique avec Guillaume APOLLINAIRE à l'Orangerie

... Conscient de la contribution du poète à son succès, De Chirico lui rend hommage en lui offrant ce portrait aux attributs orphiques. Apollinaire décide d'en utiliser l'image comme frontispice à son premier recueil de calligrammes "Et moi aussi je suis peintre" publié en 1914. Une cible 'prémonitoire' tracée sur la tempe de l'ombre représentant le poète de profil indique précisément l'endroit où il sera frappé par un éclat d'obus pendant la guerre, en 1916.

Texte du carton au Centre Pompidou

Salle "MÉDITATIONS ESTHETIQUES"

Encore de nombreux chefs d'oeuvre dans cette salle

A commencer par ce Paul Cézanne "Portrait de Madame Cézanne", vers 1890, ici chez lui au musée de l'Orangerie

Balade poétique avec Guillaume APOLLINAIRE à l'Orangerie

Autre exemple, ce chef d'oeuvre de Maurice de Vlaminck "Restaurant de la Machine à Bougival"(1905)

Balade poétique avec Guillaume APOLLINAIRE à l'Orangerie

Et aussi "Les citrons" de Matisse de 1914 du Rhode Island School of Design Museum de Providence suivi de "Paris par la fenêtre" de Chagall de 1913 que l'on peut habituellement voir au Solomon R. Guggenheim Museum de New-York.

Dans ce tableau de Chagall, on peut/croit reconnaître un portrait de Guillaume Apollinaire dans la tête à double face en bas à droite !!

Ci-dessous en bas, Robert Delaunay "Symphonie colorée" entre 1915 et 1917, du MAMVP.

Balade poétique avec Guillaume APOLLINAIRE à l'OrangerieBalade poétique avec Guillaume APOLLINAIRE à l'Orangerie
Balade poétique avec Guillaume APOLLINAIRE à l'Orangerie

Il a fallu un Apollinaire pour déceler les premiers pas, les premières cellules de cet art neuf dont il a magistralement fait des définitions fondamentales entre l’ancienne peinture et celle qui venait.

Robert Delaunay

Portrait lauré d'Apollinaire
Portrait lauré d'Apollinaire
Nouvelle salle "APOLLINAIRE ET PICASSO"

Cette salle est entièrement consacrée à Picasso et sa relation avec Apollinaire, en résonance à l'expo "Picasso Sculptures" du musée Picasso de la Rue Thorigny et la salle sur "le projet de monument dédié à Apollinaire".

Extrait du dossier de presse :

"Les deux hommes se rencontrent dès 1905 et nouent une profonde amitié artistique et littéraire. Apollinaire écrit son admiration pour le travail de Picasso de manière précoce dans
La Plum
e, en mai 1905 ...

Le peintre, quant à lui, est fasciné par l’esprit du poète. Les deux hommes multiplient les témoignages d’amitié : oeuvres offertes, poèmes envoyés, cartes, lettres, dessins et caricatures ...

Picasso est resté toute sa vie fidèle au souvenir de son ami mort prématurément."

En témoigne ce "Portrait lauré d'Apollinaire" réalisé par Picasso en 1948 (30 ans après la mort du poète, Picasso se souvient encore de lui)

A droite "L'Homme à la guitare" 1918 du musée d'Hambourg, tableau offert par Picasso pour le mariage d'Apollinaire !A droite "L'Homme à la guitare" 1918 du musée d'Hambourg, tableau offert par Picasso pour le mariage d'Apollinaire !

A droite "L'Homme à la guitare" 1918 du musée d'Hambourg, tableau offert par Picasso pour le mariage d'Apollinaire !

Balade poétique avec Guillaume APOLLINAIRE à l'Orangerie

Dans cette même salle, on retrouve les fameuses statues ibériques du Louvre qui ont été au centre de l'affaire du "vol de la Joconde" en 1911 et pour laquelle l'ami Apollinaire a passé quelques jours en prison !

Dan Franck raconte cette histoire rocambolesque dans son magnifique livre "Bohèmes".

Je résume rapidement l'histoire :

Deux des trois têtes ibériques ont été en possession de Picasso. Elles avaient été volées par Géry Piéret, une "connaissance" d'Apollinaire (sic) en mars 1907. La tête féminine avait été vendue à Picasso pour 50 francs, et la tête masculine donnée.

Il faut rappeler qu'à l'époque, les gardiens du Louvre étaient peu nombreux et pas très regardant. D'ailleurs, comme le relate Dan Franck dans son roman, Picasso disait souvent lorsqu'il allait visiter le Louvre : "qu'est-ce que je vous ramène aujourd'hui ?", pour rigoler bien sûr !

Il n'empêche que les statues volées par Géry Piéret ont bien été en sa possession entre 1907 et 1911.

En 1911 d'ailleurs, Géry Piéret en vole une troisième (la fameuse!), malheureusement au mauvais moment, puisqu'à celui-là même où "la Joconde" disparait également !!!!

Évidemment, ce n'est plus la même histoire, l'affaire est très remarquée et très grave, d'où la trouille des deux comparses Guillaume et Pablo qui étaient au courant du vol de la troisième statue ibérique et qui ont peur que l'affaire ne mène directement à eux.

Ce qui va bien sûr arriver et qui mènera Guillaume Apollinaire en prison à la Santé pour quelques jours.

Finalement, tous ces personnages n'avaient bien sûr rien à voir avec le "vol de la Joconde" (perpétré par un gardien du musée d'origine italienne qui considérait que l'oeuvre devait retourner dans son pays natale).

Depuis cette histoire, il a été décidé que le fameux tableau de Leonard De Vinci ne quitterait plus les murs du musée du Louvre !!

Balade poétique avec Guillaume APOLLINAIRE à l'Orangerie

Extrait de "Bohèmes" de Dan Franck (un de mes livres de chevet)

Balade poétique avec Guillaume APOLLINAIRE à l'Orangerie
La pétition dont Dan Franck parle en haut de la page 165 est présente dans l'exposition (quel document historique !)La pétition dont Dan Franck parle en haut de la page 165 est présente dans l'exposition (quel document historique !)

La pétition dont Dan Franck parle en haut de la page 165 est présente dans l'exposition (quel document historique !)

Autre chapitre sur "Guillaume le bien-aimé" !

Autre chapitre sur "Guillaume le bien-aimé" !

Les têtes ibériquesLes têtes ibériquesLes têtes ibériques

Les têtes ibériques

Les têtes ibériques appartenant au musée du Louvre sont maintenant exposés au musée d'archéologie de Saint-Germain-en-Laye.

L'avant-dernière salle "L’HORLOGE DE DEMAIN"

(la dernière salle étant celle consacrée à Paul Guillaume dont j'ai parlée au début de l'article ;)

Extrait du dossier de presse :

"L’Horloge de demain est le titre d’un calligramme d’Apollinaire publié dans la revue d’avant-garde
391 dirigée par Francis Picabia en 1917. Durant la Première Guerre mondiale, au front
comme à Paris, après avoir été blessé à la tête et trépané en 1916, Guillaume Apollinaire
poursuit ses expérimentations artistiques. Il associe à cette époque mots et mise en forme
plastique dans les jeux de sens et visuels de ses calligrammes. L’année 1917 est marquée par
des collaborations théâtrales, notamment la rédaction du programme du célèbre spectacle
Parade, associant les talents de Picasso, Massine, Satie et Cocteau, et la mise en scène de sa
propre pièce, Les Mamelles de Tirésias, dont les décors et les costume
s sont de Serge Férat
et la musique de Germaine Albert-Birot.

C’est à cette occasion qu’il invente le mot « surréalisme » repris quelques années plus tard par Breton pour baptiser son mouvement.

Proche de Picabia, Duchamp, Soupault et Breton, Apollinaire fait le lien avec les générations
montantes de l’avant-garde et se montre ouvert à de nouvelles formes de créativité. Ainsi,
dans sa conférence sur « l’Esprit nouveau et les poètes » donnée en 1917, il prédit que le
phonographe et le cinéma seront les vecteurs no
uveaux de la poésie du futur.

Affaibli par sa blessure, il meurt prématurément de la grippe espagnole le 9 novembre 1918, sans connaître la fin de la guerre, mais non sans avoir fortement marqué toute une génération
d’
artistes."

Marc Chagall "Hommage à Apollinaire", 1913 de la collection van Abbemuseum d'Eindhoven

Marc Chagall "Hommage à Apollinaire", 1913 de la collection van Abbemuseum d'Eindhoven

Balade poétique avec Guillaume APOLLINAIRE à l'Orangerie
Balade poétique avec Guillaume APOLLINAIRE à l'Orangerie

Fin de cette superbe exposition, une si ce n'est la plus belle de cette première moitié d'année 2016 !!

Pour finir, ci-dessous un bel article sur

"APOLLINAIRE, le regard du poète"

Rédigé par Franck Soutgall

Publié dans #Orangerie, #expo, #Picasso, #Pompidou, #Orsay

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article