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ON REFAIT L'EXPO ...

Quelle belle année 1971 - IMAGINE de John LENNON !

Quelle belle année 1971 - IMAGINE de John LENNON !

Retour sur ce fantastique album "IMAGINE" de JOHN LENNON !!

Je commence, comme souvent, par le chronique de Stan Cuesta dans le Rock & Folk hors-série n°34.

Quelle belle année 1971 - IMAGINE de John LENNON !
Quelle belle année 1971 - IMAGINE de John LENNON !Quelle belle année 1971 - IMAGINE de John LENNON !

Les esthètes préfèrent le premier album de John Lennon, mais celui-ci est un classique, le choix du public, si l'on veut. Pour la chanson éponyme, bien sûr, probablement la plus connue de son auteur en solo, mais également pour toutes les autres qu'on oublie trop souvent. Bon, hormis "Oh Yoko!", OK - et encore, la mélodie est agréable, et puis cela pourrait être pire : elle aurait pu chanter. Toujours produit par Phil Spector, avec la discrétion qu'on ne lui connaissait pas dans les années 60 - on note très peu d'effet mur du son ici, seulement quelques violons discrets - mais qui sécurise Lennon et qui lui invente ce son caractéristique, voix doublée et gorgée d'écho (tout de même). Le groupe est parfait, le sous-estimé Plastic Ono Band, soit Klaus Voorman et Alan White (futur Yes, mon Dieu) parfois suppléé par Jim Keltner ou Jim Gordon, la guitare slide inimitable de George Harrison alors à son apogée, les acoustiques de Badfinger, le regretté Nicky Hopkins au piano et même quelques interventions de King Curtis au saxophone ténor. Un album plus produit et luxueux que le précédent, donc, d'où son succès, avec les formidables ballades que sont "Imagine", "Jealous Guy", "How" ou "Oh My Love" (à la mièvrerie très McCartney...), mais également du rock, brut et sec ("It's so Hard"), spectorien (le superbe "I Don't Wanna Be A Soldier") ou beatlesien ("Gimme Some Truth" et ses arpèges à la "I Want You"), avec ses énormes batteries en avant, quasiment tribales. Et puis il y a le règlement de compte avec son ancien compère, cet incroyable "How Do You Sleep" au vitriol (benoîtement avalisé par la slide de George), rempli d'auto-citations (une constante chez Lennon, cf. "Glass Onion" sur le double blanc), terriblement méchant et en même temps d'une beauté surnaturelle. Le refrain sonne quasiment comme du Led Zeppelin, avec ses cordes arabisantes, lourd et magistral. Un album à redécouvrir, d'une richesse et d'une variété époustouflantes. STAN CUESTA

Quelle belle année 1971 - IMAGINE de John LENNON !

John LENNON avait quitté les BEATLES bien avant leur séparation officielle en 1970. Il avait laissé les reines à Paul McCartney qui a composé la majeur partie des derniers albums que sont "Abbey Road" et "Let It Be", en 1969 et 1970.

En 1970 donc, Lennon a pleins de compos sous le coude et avec son nouveau groupe, le PLASTIC ONO BAND, il a sorti un super premier album, considéré comme son premier en solo.
Il est magnifique et gorgé de tubes extraordinaires. Pour les puristes, comme le dit Stan Cuesta dans sa chronique, c'est le top du top lennonien.

Mais John en a gardé sous la pédale, inspiré par sa muse (et femme) Yoko Ono.

Alors en 1971, il enregistre un nouvel album qui, lui aussi, va marquer la légende !

Sur celui-ci, il y aura le nom de JOHN LENNON en grand dessus.

Quelle belle année 1971 - IMAGINE de John LENNON !

Mais le groupe est toujours derrière lui, je cite Stan Cuesta :

"Le groupe est parfait, le sous-estimé Plastic Ono Band, soit Klaus Voorman et Alan White (futur Yes, mon Dieu) parfois suppléé par Jim Keltner ou Jim Gordon, la guitare slide inimitable de George Harrison alors à son apogée, les acoustiques de Badfinger, le regretté Nicky Hopkins au piano et même quelques interventions de King Curtis au saxophone ténor."

Stan Cuesta dans R&F

Et le producteur aussi, le grand Phil SPECTOR, si cher à Brian Wilson également (j'ai récemment relu une interview de Wilson de 1990, dans les Inrocks, où il ne parle que de Phil Spector et de ... McCartney).

Stan Cuesta encore :

Toujours produit par Phil Spector, avec la discrétion qu'on ne lui connaissait pas dans les années 60 - on note très peu d'effet mur du son ici, seulement quelques violons discrets - mais qui sécurise Lennon et qui lui invente ce son caractéristique, voix doublée et gorgée d'écho (tout de même).

Stan Cuesta dans R&F

Quelle belle année 1971 - IMAGINE de John LENNON !

Et c'est vrai que cette voix est très spéciale et caractéristique, on la reconnait à la première note. Surtout sur les ballades magnifiques de l'album (on y reviendra).

Avant de décortiquer les chansons, parlons juste de la fameuse chanson, également évoquée par Cuesta, "le règlement de compte avec son ancien compère, cet incroyable "How Do You Sleep" au vitriol".
On se rappelle du titre "Dear Boy"de Paulo sur son "RAM" et aussi des 2 scarabées en train de copuler sur la pochette intérieure. John, on l'a dit, répond donc au vitriol avec sa chanson mais également dans la pochette intérieure (ils sont rigolos les deux compères) en singeant la pochette de RAM mais en remplaçant le bélier de Macca par un ... cochon. Sale et méchant, et John ne s'en cachera pas, ce n'était pas son genre. 
La "guerre" entre les 2, heureusement, s'arrêtera là !

Quelle belle année 1971 - IMAGINE de John LENNON !Quelle belle année 1971 - IMAGINE de John LENNON !

AAAHH la musique !!!

10 chansons, classique, 5 par face du disque vinyle, classique, et comme déjà dit, une incroyable ballade en ouverture, un ... classique de chez classique, "Imagine" la chanson-titre de l'album avec cette mélodie au piano venue du ciel, et ses paroles universelles de paix, de bonheur et de zénitude ; Du grand, du très grand LENNON !
Les vidéos des session d'enregistrement, avec Spector et le groupe sont fantastiques (voir plus bas).

"A brotherhood of men"

Puis vient la country rock de "Cripple Inside", c'est tout l'art de Lennon d'alterner le chaud et le froid, le doux et le dur (pas si dur que ça évidemment). Avec mister George HARRISON à la guitare.

"Jealous Guy" en 3ème position est tout aussi géniale que "Imagine", je l'ai déjà dit. Écrite sous le même format mais plus orchestrale, intro au piano, mélodie superbe, paroles acerbes qui donnent le frisson, ... et l'art de siffler de John 😘

"I didn't mean to hurt you
I'm sorry that I made you cry ...
"

Après la sucrerie, la première face se termine sur un ton plus rock avec d'abord "It's So Hard", un bon gros blues comme les aime Lennon, et nous aussi. Puis "I Don't Wanna Be A Soldier Mama" (I Don't Wanna Die) où Lennon retrouve son côté politique, militant et anti-militaire. La musique est répétitive et la longeur du morceau nous fait comprendre le message de Johnny.

 

La 2ème face démarre avec "Gimme Some Truth", où Lennon retrouve une fois de plus son verbe haut et sa grand gueule sur une musique, tout en arpèges, magnifique !

Puis toujours cette alternance avec des ballades et voici "Oh My Love" écrite avec et pour Yoko. Il n'y a pas à dire, il savait écrire des jolies chansons d'amour.

Avant les 2 dernières sucreries, voici donc le fameux "How Do You Sleep?" effroyable de méchanceté mais (malheureusement ;) superbe ! Avec, en bonus, la guitare d'Harrison, comme le dit Stan Cuesta "benoîtement avalisé par la slide de George".

La face B est finalement la copie inversée de la face A, avec 2 douceurs pour clore le disque (quand la 1ère face nous proposait 2 chansons rock).

"How" est encore un sommet de l'album, mélodie subtile, super production et groupe au top. Elle a un petit goût des "Mother" et autres "God" du premier album, et c'est un plaisir merveilleux.

L'album se termine sur la petite comptine "Oh Yoko", chanson sans prétention mais loin d'être ridicule et qui se trouve être finalement très jolie.

Une belle conclusion de cet "IMAGINE" intemporel et éternel !

 

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