Quelle belle année 1971 - MEDDLE de PINK FLOYD !

Publié le 30 Octobre 2021

Quelle belle année 1971 - MEDDLE de PINK FLOYD !

50 ans pile aujourd'hui, ce "MEDDLE" sorti le 30 octobre 1971 !!

PINK FLOYD est déjà un énorme groupe en 1971.
Tout le monde connaît l'histoire de ce groupe, fondé par le génial Syd BARRETT qui, après avoir sorti le non moins génial "The Piper at the Gates of Dawn" en 1967, pétera les plombs et quittera le groupe définitivement.

Roger WATERS, Nick MASON et Rick WRIGHT recrutent alors (encore un coup de génie) le petit nouveau qui s'appelle David GILMOUR, guitariste et chanteur.

Ils sortent ensemble de très bons albums de rock psychédélique, notamment "A Saucerful of Secrets" en 68 et "Atom Heart Mother" en 70 ainsi que la folie "Ummagumma" en 69 (qui a réussi à écouter ce double album dans sa totalité ? 😁)

On les écoute à Saint-Tropez ci-dessous en 1970, avec le titre "Atom Heart Mother".

Après une série de tournées à travers l'Amérique et l'Angleterre destinées à la promotion de l'album"Atom Heart Mother", Pink Floyd commence début 1971 à travailler sur du nouveau matériel aux studios ABBEY ROAD à Londres.
À l'époque, Abbey Road est équipé d'installations d'enregistrement multipistes n'allant que jusqu'à huit pistes, ce que le groupe juge insuffisant pour répondre aux exigences techniques croissantes de leurs projets. Ils transfèrent leurs meilleurs travaux, y compris l'ouverture de ce qui deviendra "ECHOES", sur des bandes 16 pistes dans des studios plus petits de Londres (à savoir le studio AIR sur Oxford Street et Morgan à West Hampstead) qui offrent l'avantage d'un équipement d'enregistrement plus flexible.

[Toutes les Sources à venir : wikipedia]

studios ABBEY ROAD à Londres

studios ABBEY ROAD à Londres

À la suite de ces premières expérimentations — appelées Nothings (« Riens ») — le groupe développe Son of Nothings, qui est suivi par Return of the Son of Nothings, titre de travail du nouvel album.

Un des premiers essais implique l'utilisation du piano de Richard WRIGHT, qui fait passer une seule note par une cabine Leslie, produisant un « ping » semblable à celui d'un sonar de sous-marin.
Le groupe essaye à plusieurs reprises de recréer ce son en studio, sans succès, et la version démo est donc utilisée sur ce qui devient "Echoes", mixé presque exclusivement aux studios AIR.
Combiné avec la guitare de David GILMOUR, le groupe peut développer un peu plus le morceau en expérimentant avec des effets sonores accidentels (comme la guitare de Gilmour branchée sur une pédale wah-wah à l'envers, un effet utilisé en concert à partir de 1970 pour la section centrale de Embryo).
Contrairement au titre "Atom Heart Mother", les nouvelles capacités multipistes du studio leur permettent de créer le morceau par étapes, plutôt que de le jouer en une seule prise. L'enregistrement d’"Echoes" se termine en et sa version finale, d'une durée de 23 minutes, occupe finalement toute la seconde face de l'album.

Bien que les six morceaux présentent des ambiances variées, "MEDDLE" est généralement considéré comme un album plus cohérent que son prédécesseur de 1970, "Atom Heart Mother".

Il s'ouvre donc sur "One of Theses Days", un quasi-instrumental développé autour d'une ligne de basse ostinato créée par Roger WATERS en alimentant la sortie par un Binson Echorec. Cette ligne est jouée par Waters et Gilmour sur deux guitares basses, l'une munie de cordes usées.
Le grognement du batteur Nick MASON « One of these days I'm going to cut you into little pieces » (« Un de ces jours je vais te couper en petits morceaux ») est enregistré en voix de fausset en vitesse accélérée, puis la bande est repassée à la vitesse normale pour obtenir un son grave.

"One of These Days" est suivie de "A Pillow of Winds", l'une des rares chansons d'amour acoustiques et calmes du catalogue de Pink Floyd. Le bruit du vent sert d'enchaînement entre ces deux titres, un effet repris par la suite sur "Wish You Were Here" en 1975.

Le titre de "A Pillow of Winds" est inspiré par les parties de mah-jong disputées par Waters et Mason avec leurs épouses dans le sud de la France, « A pillow of winds », « un oreiller de vent » en français, étant le nom d'une des combinaisons du jeu.

Vient ensuite "Fearless" qui comprend des enregistrements du kop du Liverpool Football Club chantant You'll Never Walk Alone, leur hymne, qui met fin à la chanson par un fondu enchaîné fortement réverbéré.

L'idée d'associer un chant de supporters à la chanson vient du fait que « fearless », « sans peur », est à cette époque un terme très en vogue dans le football, surtout chez les supporters de Liverpool.

"San-Tropez" est une chanson pop d'inspiration jazzy au tempo traînant, composée par Waters dans son style de plus en plus utilisé d'écriture de chansons aérées et décalées. Elle a pour inspiration le voyage du groupe dans le sud de la France en 1970

Pink Floyd fait preuve d'un sens de l'humour inhabituel avec "Seamus", un pseudo-blues humoristique où le chien de Steve Marriott (dont Gilmour avait la garde) hurle au rythme de la musique.

Bien que "Seamus"soit souvent en tête des sondages des pires chansons que Pink Floyd ait jamais créées, le groupe utilisera de nouveau des sons d'animaux sur son album "Animals".

[NDR : il semblerait que le chien Seamus, dans la vidéo ci-dessous remplacé par Mademoiselle Nobs sur la scène de Pompéi, hurle à la mort au son de l'harmonica de David Gilmour]

La dernière chanson de l'album, qui occupe l'intégralité de la deuxième face du 33 tours, est "ECHOES", longue de 23 minutes.
Elle est interprétée en concert pour la première fois sous le titre "Return of the Son of Nothing" le à Norwich.

Le groupe passe environ six mois sur le morceau dans trois studios (Morgan, AIR et Abbey Road), mais l'enregistre presque entièrement aux studios AIR.

Le morceau s'ouvre sur le « ping » de Wright, qui est suivi par « des plages de synthé éthérées et mystérieuses, une rythmique implacable, des parties de guitare fluides et aériennes qui entraînent l'auditeur dans un périple mental, proche du mysticisme, où une lumineuse renaissance finit par l'emporter sur une obscurité chtonienne » selon Jean-Michel Oullion.
Ce dernier définit également les paroles comme passant de « l'espace cosmique » à « l'imagerie du monde sous-marin ». On peut entendre une gamme de Shepard en arrière-plan du morceau

La photo de la pochette est prise par Bob Dowling. L'image représente une oreille, sous l'eau, qui recueille des ondes sonores (représentées par des ondulations à la surface de l'eau)

Quelle belle année 1971 - MEDDLE de PINK FLOYD !

Rédigé par Franck Soutgall

Publié dans #1971, #Music

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